En effet, mon frère ne vis plus avec moi, car il était menaçant pour la famille d'accueil. C'est un être qui a subit tellement de choses dans sa vie qu'il a de gros problèmes de comportement. Son départ en hôpital psychiatrique m'a beaucoup affecté, mais il n'y avait soit disant pas d'autre solution. Il a été très malade à une période de sa vie puis, ses souffrances d'enfances l'ont rendu instable et fragile, cassé en mille morceaux. IL était pris de fortes crises de colères très dangereuses pour autrui. J'ai le souvenir de certaine colère où il s'en prenait à moi ou à notre mère et il était vraiment violent sans le vouloir. Une fois qu'il était calme il ne se souvenait presque pas de ce qu'il avait fait et pleurait.
J'espère qu'un jour il deviendra quelqu'un et qu'il arrivera à oublier toutes les tortures qui l'ont rendu si fragile, toutes ces violences reçues à deux ans et demi qui ont laissé des traces et fait de lui un frère fragile et malheureux. Il doit être dur d'oublier, les coups de ceinturon, les gifles et la tête contre les murs seulement à l'âge de trois ans.
A vous Crystale
Lundi 26 août 1996
Cher Evan,
Il m'arrive d'aller voir mon frère de temps en temps et de passer la
journée avec lui. Ses visites sont peu fréquentes, mais je lui écris énormément et personne ne peu imaginer ce qui nous unis. Quand je vais lui rendre visite dans cet hôpital, j'y vais parfois à reculons. L'endroit me paraît austère de plus on vous fouille lorsque vous y rentrer et toutes les portes se ferment à clef derrière votre passage.